LE CANTON DE NIEDERBRONN-LES-BAINS
Mise à jour le 12 décembre 2001

WINDSTEIN-JAEGERTHAL
Windstein et le hameau de Jaegerthal
PRESENTATION

Les armoiries de Windstein
Situation géographie : Rives du Schwarzbach et du Soultzbach. Etang
de Jaegerthal.

WINDSTEIN
Population
174 habitants, altitude 270 mètres, Village impérial aux mains des Windstein,
puis des Durckheim. Le château de Vieux-Windstein fut
construit au 13ème siècle par l'abbé de Neubourg ; le
Nouveau-Windstein, au 14ème par Guillaume de Windstein :
tous deux furent détruits par les troupes françaises en
1676. Ruines du Vieux-Windstein, château
semi-troglodytique vers 1200 : souterrains ; portes,
fenêtres, citernes, couloirs, escaliers, salles, cachots
et puits profond de 41 mètres taillés dans le roc ;
vestiges de l'enceinte, du donjon pentagonal. Ruines du
Nouveau-Windstein 14ème siècle : mur-bouclier,
basse-cour, tour-logis à fenêtres géminées gothiques,
cheminées ; logis et portes d'entrée ogivales avec
bastion triangulaire et tour ronde 15ème ; salle
souterraine taillée à même la roche, avec 3 colonnes.
Eglise luthérienne 19ème siècle. Au cimetière, tombes
de la famille de Dietrich ; tombes de baptistes à
Soultzhal. Chapelle de l'Immaculée Conception 19ème
siècle à Jaegerthal. Anciens puits de mine (19ème).
Rochers pittoresques : polissoirs
"néolithiques" sur des rochers ; cuvettes
taillées dans le roc dans une plate-forme rocheuse
(Wassersteine).
D'après les travaux
historiques, le temple de Windstein a été construit en
1823 ; les travaux étaient terminés en 1826 ;
agrandissement en 1850, 1851 ; jusqu' à la fin du 19e
siècle, la nef était plafonnée ; restauration récente
Le château du Vieux-Windstein
Situation géographique
La ruine du Vieux-Windstein se trouve sur une hauteur de
340 m, directement au-dessus du petit bourg Windstein. Du
parking de l'hôtel "du Windstein" ce sont
seulement quelques mètres jusqu'au château.
Histoire
En 1212 par l'intermédiaire de Petrus V, l'abbé de
Neubourg, le château fut construit.
Puis le château fut en double propriété : Sickingen et
Schmalenstein.
En 1334 ce fut la destruction du château, puis la
reconstruction.
Puis à nouveau en possession de plusieurs familles, plus
tard uniquement à la propriété des Dürckheim.
En 1676 le château fut détruit par les Français.
A savoir :
Des passages souterrains devaient diriger au château
du nouveau Windstein. Sont encore à voir les passages du
14ème siècle.
Le Camping est interdit dans le domaine du château et
aux alentours des rochers, puisque directement au-dessous
du château se trouve une maison d'habitation (bâtie
dans la roche). Aussi l'escalade des ruines est
interdite.
Jusqu'aux ruines du nouveau Windstein, il y a seulement
10 minutes de marche à pieds.
La première mention du
château de Windstein est datée de 1205 ; il fut
édifié à la fin de 12e siècle ; construit par les
Hohenstaufen pour protéger leur palais impérial de
Haguenau, c' était un fief d' Empire que possédait la
famille de Windstein ; il fut partagé en deux parties à
une date inconnue ; certains bâtiments furent édifiés
au 13e siècle ; devenu un repaire de brigands, le
château fut rasé en 1332, suite à un conflit avec la
ville de Strasbourg ; malgré l' interdiction de
reconstruction qui s' ensuivit, il fut relevé au cours
du 14e siècle, incendié en 1515, sa ruine définitive
date de la fin du 17e siècle
Le château de vieux Windstein
est installé sur une étroite barre gréseuse ; il
comporte deux groupes de constructions, séparées par un
fossé, correspondant à une ancienne faille, élargie
lors du partage du château ; il comprend également de
nombreuses parties troglodytiques ; l' accès à la
basse-cour du château sud se fait par un escalier en
pierre taille dans le rocher ; une maison à été
construite récemment à l' emplacement des communs ; le
rocher comporte une plate forme aménagée, à mi
hauteur, d' accès difficile, précédée de salles
troglodytiques et d' une citerne de section carrée ; une
grand puits de 41 mètres a été Creuse dans le rocher
et les fondations d' une chapelle romane ont été mises
au jour ; la partie sommitale conserverait la trace d' un
donjon à pierres à bossage ; au sommet du rocher nord
se dresse un pan de mur en pierres à bossage (fin 13e
siècle, début 14e siècle), seul reste d' un donjon
dirigé contre le château sud ; cette partie conservé
également les vestiges d' une grande tour d' habitation
en pierres à bossage, ainsi que des parties du logis
(13e siècle, 14e siècle), précédant la basse-cour
Le château du Nouveau-Windstein
Situation géographique
La ruine du Nouveau-Windstein se trouve à 340 mètres de
hauteur au-dessus du petit bourg du Windstein. Du parking
de l'hôtel "du Windstein" il y a environ 10
minutes de marche à pieds.
Histoire
En 1334 après la destruction du château du
Vieux-Windstein, Wilhelm de Windstein fit reconstruire un
nouveau château.
Alors en possession de plusieurs familles : Windstein,
Lichtenberg, Leiningen, Eckbrecht et Dürckheim.
En 1676 le nouveau château fut détruit par les
Français.
A savoir :
Un passage souterrain doit avoir existé depuis le vieux
château.
Par ailleurs, les fenêtres sont remarquablement bien
concervées.
Un abri dans la roche (sorte de cave) peut héberger
jusqu'à 10 personnes. Malheureusement, il est souvent
inondé car l'eau de pluie s'infiltre par la roche.
La date de construction du
château dit nouveau Windstein demeure encore incertaine
; la date la plus généralement admise est 1339 ; cette
construction serait l' oeuvre de Guillaume de Windstein,
consécutive à la destruction du vieux Windstein,
interdit de reconstruction en 1332 ; les données de l'
archéologie, certaines sources et l' étude
architecturale placent au contraire son édification au
13e siècle ; des travaux furent effectués au cours du
15e siècle, notamment dans la partie basse ; c' est
ainsi que la courtine fut rehaussée d' un niveau ; pour
faire face à l' utilisation des armes à feu, deux
aménagements complétèrent la défense de l' édifice
à la fin du 15e siècle ou au début du 16e siècle ; il
s' agit d' une tour commandant la porte d' entrée dans
l' angle nord-est, et d' un bastion, avec bretèche,
adossé au donjon du côté ouest ; attaqué lors de la
guerre de Trente Ans, il fut définitivement détruit par
les troupes françaises à la fin du 17e siècle ; l'
ensemble des bâtiments ont fait l' objet d' une campagne
de restauration en 1983 et 1984. Etabli
à l' extrémité d' un plateau gréseux, le château du
nouveau Windstein domine la vallée sur trois côtés ;
le quatrième côté, précédé par une esplanade, est
protégé par le mur bouclier en pierres de taille à
bossage du donjon, la tour nord-est et la bretèche, plus
récentes ; la courtine délimité une cour à l' est ;
elle était occupée par une demeure qui comportait deux
étages carrés, avec grandes fenêtres et cheminées ;
des piliers des section hexagonale ont été découverts
au rez-de-chaussée ; du côté est, une salle a été
creusée dans le rocher ; des colonnes en renforcent le
plafond ; le donjon, installé sur le rocher au
nord-ouest, est un logis polygonal à deux étages
carrés ; on accède au rez-de-chaussée par un escalier
en bois, amovible à l' origine ; les fenêtres à
meneaux, les cheminées et les corbeaux des planchers des
étages ont été conservés.

Le
lieu-dit "Jaegerthal" (la
vallée de Jaeger)
La Chapelle
Notre-Dame-de-L'Immaculée-Conception a été fondée
par la congrégation des soeurs du très Saint-Sauveur,
de Niederbronn ; elle porte la date de 1852 ; la grotte
de Lourdes daté du 20e siècle, édifice de style
néo-gothique.
Immeuble dit d'ouvriers, de
quatre logements construit en 1762, destiné aux ouvriers
de l' usine métallurgique de Jaegerthal situé sur le
territoire de la commune de Niederbronn-les-Bains ;
l'escalier en bois et la coursière à l' étage sur rue
ont été supprimés et on a aménagé un étage de
comble.
Un autre immeuble daté de
1844, destiné aux ouvriers de l'usine métallurgique de
Jaegerthal situé sur le territoire de la commune de
Niederbronn-les-Bains ; sur la grange-étable est gravé
le millésime 1856
D' après les travaux
historiques, la maison dite "le Moulin" serait
l' ancienne papeterie Blum ; sur le
linteau de la porte sur rue figure le millésime 1769,
accompagné des initiales "MDF" et d'une roue
de moulin entre des palmes ; une autre roue de moulin est
représentée sur le linteau de la porte en mur pignon.
HISTOIRE
DE LA FORGE
Autrefois, la vallée de Jaegerthal était
appelée la vallée de Windstein "Windsteinthal".
C'est l'une des partie les plus pittoresque du canton de
Niederbronn. La vallée est parcourue par la rivière du
Schwartzbach. A Jaegerthal se trouve le chateau "De
Dietrich". Dont en face se trouve une petite
chapelle et plus loin la forge et l'étang. En 1602, fut
accordé l'autorisation d'établir cette usine alors
cédée à Monsieur Jaeger par le comte de Hanau. Avant
la révolution cette terre fut acquit par le Baron De
Dietrich.
La forge de Jaegerthal comprenait cinq feux d'affinerie
(entretenues au moyen du charbon de bois), quatre
marteaux (mus par deux roues hydrauliques, une machine à
vapeur de 16 chevaux et une turbine) et un haut-fourneau.
La forge fabriquait des fers en barres qui étaient ainsi
commercialisées. Pour justifier l'origine du fer on le
marqua par le cor de chasse "De Dietrich". A
l'époque l'usine occupait une centaine d'ouvriers.
Les restes de lun
des ateliers des forges De Dietrich au Jaegerthal
constituent peut-être la plus belle ruine industrielle
de lAlsace.

"les
Barons du fer"
Commencée au
hameau de Jaegerthal, près de Reichshoffen, l'histoire
de la famille de Dietrich se mêle à celle de l'Alsace.
Comment la vieille dynastie des maîtres de forge s'est
adaptée aux règles d'une économie moderne...
D'une
main, Catherine de Dietrich désigne le portrait peint
d'un homme en perruque accroché au dessus de la
cheminée de l'immense salle à manger parquetée.
« Regardez, d'ici il peut apercevoir sa
forge. » Tournant la tête vers la fenêtre, la
jeune femme indique de l'autre main le vallon qui
recueille, comme des reliques précieuses, les vestiges
de l'usine. C'est ici que, sous l'impulsion de Jean de
Dietrich, le personnage du tableau, commença une saga de
maîtres de forge. A Jaegerthal, il ne reste que
quelques pierres des ateliers qui, au-delà d'une fonte
et d'un acier réputés, bâtirent une dynastie à
laquelle Louis XV conféra la particule de la noblesse.
Le nom des de Dietrich s'inscrit même dans l'histoire
politique. Philippe Frédéric, le fils de Jean, est
devenu le premier maire de Strasbourg sous la
Révolution. On le voit chanter la Marseillaise avec
Rouget de l'Isle sur le célèbre tableau de Pils. Une
profession de foi qui ne l'empêchera pas de mourir
décapité. Une péripétie parmi tant d'autres
qu'on peut tirer d'une histoire mouvementée s'il en est,
celle de la maison de Dietrich. Loin des
soubresauts de la Révolution, à l'abri des tensions des
guerres. Marc-Antoine de Dietrich, 39 ans, apprécie la
vie à Jaegerthal, dans un château contruit en 1780.
Les
fleurs disparues
Le
parc du château de Jaegerthal ouvre une trouée au
milieu de la grande forêt qui part de Reichshoffen pour
monter en pente régulière vers les collines des Vosges
du Nord. Mais le privilège des châtelains s'apprécie
d'autant plus qu'il se fait rare. Trop rare, distillé au
fil de quelques week ends et d'un mois en été. En
effet, c'est à Paris, en appartement, que vit la famille
de Dietrich. Noblesse oblige, on devine l'appartement
confortable.« Mais nous n'avons qu'une petite
terrasse, avec de la verdure cependant », précise
Catherine. Descendants d'une lignée d'industriels,
les de Dietrich disent apprécier la nature. Alors, ces
courts séjours alsaciens sont les bienvenus. Ils
permettent de retrouver, avant même le château, ce parc
d'herbe épaisse habité d'arbres séculaires. Les deux
dernières générations de barons en date ont volontiers
les doigts verts. On se hâte, sitôt les valises
défaites, de revêtir l'habit de jardinier. Sur 40 ha,
il y a de quoi s'occuper. Avec les services d'un
employé, le parc est majesteux. Pourtant, résigné ou
notalgique, Marc-Antoine évoque une période révolue
: « Du temps de mon père, fait-il en
montrant la bordure de la terrasse, c'était autre chose.
Il y avait des fleurs partout. » Quelques
fleurs qui ne sauraient cacher la grande forêt dont le
groupe De Dietrich vient de se séparer. « C'est
sans doute le dernier changement de taille, explique
Marc-Antoine ( le groupe a cédé au début de l'été
les 4 600 ha dont il était propriétaire). Cette
vaste possession était représentative de notre ancrage
dans la région. Mais, vous savez, dans le cadre d'une
entreprise moderne, elle ne se justifiait plus. »
L'héritier de Dietrich fait une confidence :
« C'est une chance que les bois aient pu être
revendus à un propriétaire unique. Le morcellement a pu
être évité ».
Des
poêles aux autos
La
forêt était consubstantielle à l'entreprise. Ce n'est
pas un hasard si les forges, grandes mangeuses de
chaleur, se sont installées dans les contrées boisées.
De Dietrich se sépare de sa forêt. L'avatar
revêt une forte portée symbolique, marquant les
esprits. Mais bien plus significative est la
rstructuration menée par le groupe De Dietrich depuis
dix ans. « Tout remontait à une même origine,
raconte Marc-Antoine, il y a eu la fonte, puis
l'acier. » Et puis De Dietrich est devenu, au temps
de la grande industrialisation, l'histoire incarnée
d'une diversification industrielle exemplaire. Une
aventure moderne partie des taques de cheminée pour
arriver aux wagons de chemin de fer en passant par les
poêles en fonte, les escaliers. La firme joua aussi,
avec succès, au constructeur automobile. Plus que
la route, c'est le rail qui portera la force du groupe.
« Le ferroviaire a été le dada de mon
grand-père, Dominique, » continue Marc-Antoine.
Aujourd'hui, il n'est pas exagéré de soutenir que la
notoriété du matériel ferroviaire roulant à nourri la
fierté de milliers d'ouvriers sur des générations.
Alors, comment s'étonner que la cession, en 1995, de
l'usine ferroviaire de Reichshoffen à Alstom ait été
ressentie comme un coup de poignard par les ouvriers.
Marc-Antoine reconnait le malaise engendré chez les
personnels de la « Schmelz », l'usine de
Reichshoffen. Ce sont autant de familles dont les hommes
avaient toujours travaillé pour un nom qui se sont
senties abandonnées. Marc-Antoine évoque un sentiment
de trahison chez tous ces gens. Catherine renchérit
: « Le mot de trahison n'est pas exagéré,
dit-elle. Il a toujours existé un lien affectif entre
les propriétaires et les ouvriers. » Marc-Antoine
reprend : «Les gens qui viennent chez nous se
sentent bien, que ce soit à la base ou aux
responsabilités. Je pense qu'ils perçoivent une
éthique, une façon différente de faire le choses. Les
employés apprécient l'histoire qui est derrière leur
entreprise» ...
Extrait
de l'article DNA "les Barons du fer" de Claude
Robinet (octobre 1999)
La ligne Maginot est à visiter non loin de la commune de
Windstein, le barrage nº 12 et les casemates de
Windstein.
En 1807, les
différentes confessions religieuses sont réparties de
la façon suivante :
Catholiques:
44%
Luthériens: 37%
Calvinistes: 7%
Anabaptistes: 10%
Evolution de la
population :
1792:
631
1851: 533
1905: 266
1936: 237
1990: 166
1999: 174
Mairie,
20 rue des Châteaux, 67110 Windstein Tél 03 88 09 24 31
Fait partie de la communauté de communes du Pays de
Niederbronn-les-Bains
Maire : André
ISEL
Sites web à
consulter :
Vieux Windstein
Nouveau Windstein
Jaegerthal

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