LE CANTON DE NIEDERBRONN-LES-BAINS

"Reichshoffen, pourquoi pleures-tu encore
Sur tes soldats et cavaliers morts ?
Laisses-toi consoler
Car de plus grands jours vont arriver
Oublie ton triste passé
Qu'on a tant de fois raconté ... "
(SB)
REICHSHOFFEN-NEHWILLER
PRESENTATION
 
Les
armoiries de : Reichshoffen et Nehwiller
"Armoiries de Reichshoffen, porte d'azur à une tour
d'or et un chef d'argent chargé de trois fleurs de lis
de gueules".
Situation géographie : Commune du
Bas-Rhin, située au nord-ouest de Haguenau

REICHSHOFFEN
: 5 183 habitants en 1999 (les habitants :
Reichshoffenois).
Ville placée parmi les vingt plus grandes communes du
Bas-Rhin.
Vestiges féodaux; église (XVIIIe siècle)
Quelques descriptions :
Lieu-dit Wohlfahrtshoffen, Rue de Jaegerthal, Chapelle de
pèlerinage à la Vierge et à saint Wolfgang ; le choeur
gothique voûté d' ogives daterait du 14e siècle ainsi
que la sacristie dont la porte intérieure est cependant
datée 1770 (date de reconstruction de la sacristie ou de
restauration ?) ; la nef néo-gothique a été
reconstruite en 1851, 1852 ; une inscription en allemand
sur la porte extérieure de la sacristie commémore son
agrandissement et embellissement par le curé Lehmann de
Reichshoffen en 1852 ; à côté de la chapelle se situe
la maison des gardiens, construite probablement dans la
2e moitié du 18e siècle ; devant la chapelle croix
monumentale datée 1812 Description Chapelle en grès (?)
crépi ; choeur à chevet plat, voûte d' ogives avec
clef de voûte sculptée d' un calice
Château situé rue du château : Le 1er château
construit en 1232 pour le duc de Lorraine fut confié
après 1286 aux comtes d' Ochsenstein ; démoli en 1769,
il comportait une enceinte approximativement circulaire
flanquée de 4 tours rondes ; le château actuel a été
construit pour Jean de Dietrich (1719, 1795) par Joseph
Massol, architecte strasbourgeois ; le gros-oeuvre fut
érigé de 1770 à 1771 sous la direction de Christian
Gstyr ; sur la lucarne sud-est se trouvait avant la
guerre l' inscription aujourd' hui disparue : IFD HANVER
1779 ; vers 1807 Fr. D. A. Mathieu de Favier supprima le
corps de passage qui reliait les communs au nord ; l'
aile est des communs fut démolie par les de Bussière en
1811, 1812 ; l' aile ouest subsiste en partie,
complètement réaménagée ; le château gravement
endommagé pendant la dernière guerre a été
soigneusement restauré, il sert de siège administratif
à la Société de Dietrich ; l' une des tours de l'
ancien château qui avait subsisté fut reconstruite en
1807 pour servir d' élévateur hydraulique ; en limite
nord du parc sont situés des dépendances agricoles et
une ancienne maison de jardinier sous toit à croupes
figurant déjà sur le plan cadastral napoléonien, vers
1840 ?
Le cimetière, situé à l' arrière de l' église
catholique date probablement de la fin du 18e siècle et
remplace pour l' essentiel le cimetière médiéval ; il
a été agrandi vers l' ouest ; les tombeaux en place
datent du 19e et du 20e siècles.
HISTOIRE :
REICHSHOFFEN (extrait du livre "Niederbronn et
ses environs" du Docteur KUHN aux éditions Res
Universis, tirage limité, paru en 1866).
Vers 1860, depuis Niederbronn, la route qui mène à
Reichshoffen, est bien entretenue et constamment
parcourue par un grand nombre de voitures qui vont aux
usines des environs ou qui en reviennent. À mi-chemin
entre Niederbronn à Reichshoffen et (en venant de
Niederbronn) sur la droite de la route on remarque
l'atelier de Monsieur Belcroft, mécanicien. Derrière la
propriété de ce dernier, sur les bords de la rivière,
on a trouvé une grande quantité de briques et de tuiles
romaines, et non loin de là, existe une lande de terrain
argileux, ce qui ferait supposer qu'il y avait une
tuilerie en cet endroit.
Reichshoffen, localité importante, ayant une population
de 2.500 âmes, est divisé en ville haute ou faubourg et
ville basse. La ville basse était autrefois fortifiée
et défendue par un mur et cinq tours; (vers 1860) on
pouvait encore très bien voir les traces des
fortifications qui la circonscrivaient. Reichshoffen est
arrosé par le Falckensteinerbach et par la Schwartzbach;
cette dernière sépare la ville basse du faubourg dont
la construction est toute moderne (durant les années
1860). La ville basse, dont les rues sont pavées, mais
étroites, présente tous les caractères d'un bourg du
moyen âge; l'aspect de cette partie de Reichshoffen peut
être très intéressant sous le rapport historique;
mais, sous le rapport sanitaire, il laisse à désirer
(pour cette époque-là). On remarque à Reichshoffen une
belle église dont le clocher domine fièrement toute la
contrée; elle a été construite en 1772. M. le baron de
Dietrich, alors seigneur de Reichshoffen, y a fait
ajouter la tour qui donne à l'église son caractère
imposant. En cette période de 1860, la commune de
Reichshoffen possède de belles forêts, d'une superficie
de plus de 1.200 hectares, qui lui ont été données, en
1531, par un membre de la famille d'Ochsenstein. Sur
l'emplacement du château actuel se trouvait l'ancien
château de la seigneurie de Reichshoffen, construit au
treizième siècle, et dont les murs, baignés par la
rivière, formaient avec les fortifications une enceinte
continue autour de la ville. En 1761, lorsque l'empereur
François 1er vendit la seigneurie de Reichshoffen, le
château tombait en ruines et ressemblait à un vieux
castel du moyen âge : aussi le baron Jean de Dietrich le
fit-il démolir en 1769 et bâtir à sa place, dans le
goût du 18ème siècle, l'élégant château que nous
voyons encore aujourd'hui. Le château de Reichshoffen,
après avoir passé par les mains de M. Jacques Mathieu
à l'époque de la grande Révolution, fut acheté plus
tard par le vicomte Renouard de Bussierre; il appartient
ensuite à M. le comte de Leusse, alors maire de
Reichshoffen. Près de cette habitation seigneuriale, se
trouve une belle ferme dépendant du château (ancien
emplacement de l'usine Soméca-Tixit), où l'on remarque
une brasserie et, vis-à-vis de ce domaine, de l'autre
côté de la route, la maison de Monsieur Singer, qui a
servi à loger des troupes bavaroises à l'époque de la
Restauration.
Reichshoffen est officiellement (document à l'appui) un
bourg qui date du moyen-âge; le vicus des Romains
occupait l'emplacement désigné sous le nom de
"Thiergarten". Différents débris d'origine
romaine ont été trouvés en cet endroit; en 1866
pendant qu'on exécutait les travaux du nouveau chemin de
fer, on a découvert un bas-relief de deux mètres de
haut, représentant le dieu Mercure, une bague, un
bracelet en bronze, des urnes cinéraires, une grande
quantité de briques et de tuiles (tuiles à rebords,
plates et courbes, tuiles avec empreintes de pattes de
chiens); enfin on a mis à jour un mur en bon état de
conservation. La découverte de tous ces restes de
l'antiquité prouve évidemment qu'il y avait là une
bourgade romaine d'une assez grande importance.
Les documents sur Reichshoffen ne remontent pas au delà
du treizième siècle. Reichshoffen était à cette
époque un village appartenant au duc Mathieu de Lorraine
qui l'inféoda à l'évêché de Strasbourg dès l'année
1232. En 1275, Henri de Fleckenstein promit au duc
Frédéric de résider, pendant la moitié de l'année,
à Reichshoffen pour une redevance annuelle de 150 livres
de Metz. Frédéric de Windstein signa une promesse du
même genre en 1279. Ces transactions supposent
l'existence du château; et il est explicitement nommé
dans la paix qu'en 1286 le duc de Lorraine conclut avec
Conrad de Lichtenberg et Othon d'Ochsenstein, avocat
provincial. Cet arrangement termina une guerre dans
laquelle ce duc avait éprouvé de grandes pertes : il
renonça à tous ses droits sur le château de
Reichshoffen en exceptant toutefois de cette cession les
personnes qui étaient tenues alors à y résider. Selon
Hertzog, la ville de Reichshoffen fut donnée la même
année par l'empereur en fief à Othon, et, avant lui,
les seigneurs d'Ettendorf en avaient joui au même titre.
Il paraît en conséquence que la ville avait été
enlevée au duc de Lorraine avant le château. Les
Ochsenstein jouirent à la fois de ces deux fiefs et y
furent maintenus jusqu'au siècle suivant où l'évêque
Berthold revendiqua pour son église le domaine direct de
cette seigneurie. En 1388, Othon V d'Ochsenstein promit
l'occupation de Reichshoffen à l'électeur palatin
Robert 1er, qui faisait alors la guerre à plusieurs
villes et seigneurs d'Alsace. Trois ans plus tard,
Rodolphe, frère d'Othon, vendit sa part de ce domaine a
l'électeur Robert II, appelé dans la suite au trône
impérial. Une paix castrale régie en 1404 les droits
respectifs que cet empereur, l'évêque de Strasbourg et
Eberhardt de Bamberg, époux de Claire d'Ochsestein,
avaient sur Reichshoffen. Sa portion palatine fut vendue
dans la suite à l'abbaye de Marmoutier, et par celle-ci
aux évêques de Strasbourg; elle fut donnée en 1492 en
fief à Henri, comte de Deux-Ponts-Bitche, qui jouissait
déjà par héritage de celle des Ochsenstein. Le 25 juin
1451, les Lichtenberg gagnèrent sous les murs de
Reichshoffen une bataille qui décida du sort de cette
illustre famille. Tandis que les Lichtenberg restèrent
maîtres du terrain, Schaffried de Linange, les
Ochsenstein et 23 gentils hommes tombèrent entre les
mains des vainqueurs. A l'extinction des comtes de
Deux-Ponts-Bitche, l'évêque de Strasbourg ressaisit,
malgré l'opposition des comtes de Hanau, leurs
héritiers, le domaine utile de Reichshoffen. En 1664,
l'évêque Égon de Fürstenberg vendit cette petite
ville au duc Charles IV de Lorraine. Les descendants de
ce prince conservèrent la seigneurie de Reichshoffen
jusqu'en 1761 ; cette même année (le 6 juin), le duc de
Lorraine, devenu empereur d'Allemagne sous le nom de
François Ier, vendit cette bourgade avec toutes ses
dépendances au baron Jean de Dietrich, stettmeistre de
Strasbourg, qui la conserva jusqu'à notre première
Révolution (voir Schweighaeuser).

Le château De Dietrich
"Armoiries de Reichshoffen, porte d'azur à une tour
d'or et un chef d'argent chargé de trois fleurs de lis
de gueules".
En suivant la route impériale qui conduit à Haguenau,
nous arrivons bientôt à l'atelier de construction de
Reichshoffen. Cette usine, qui remonte à l'année 1767,
est, sans contredit, un des établissements de la
contrée les plus intéressants à visiter : le
haut-fourneau qui en faisait partie dans le principe,
n'existe plus depuis bien longtemps. En 1860, on façonne
à Reichshoffen le fer, la fonte, l'acier et le bois de
mille et une manières, puis on ajuste tous ces
matériaux ainsi travaillés, de manière à former des
wagons, ponts, tenders, machines à vapeur, roues de
locomotives, turbines, toutes espèces de pièces
mécaniques. Toutes les machines employées aux
différentes forges de la maison de Dietrich sont
fabriquées à Reichshoffen. Ce qui frappe en visitant
cette usine, c'est de voir que la main de l'homme n'est
pas utilisée pour donner les formes voulues au fer et au
bois; tout se fait au moyen de machines, et l'ouvrier
n'est, pour ainsi dire, que le guide intelligent de la
force produite par des mécanismes aussi nombreux que
variés. Trois machines à vapeur, dont la plus puissante
a une force de 50 chevaux, et deux turbines font
manoeuvrer les rabots, limes, scies, perforateurs et
autres pièces du même genre. L'usine occupe un nombre
d'ouvriers qui varie de 400 à 700, suivant le mouvement
des affaires. Depuis quelques années, l'établissement
de Reichshoffen et les maisons qui en dépendent sont
éclairés au gaz. Un petit tronçon de chemin de fer met
cette usine en rapport direct avec la ligne de Haguenau
à Niederbronn.
Le 6 août 1870, durant la bataille de Froeschwiller, les
cuirassiers des généraux Michel et Bonnemain
s'illustrèrent par une charge héroïque destinée à
dégager l'armée française encerclée.
21 Rue du Bailliage, ancienne
forge de maréchal ferrant datée 1835 sur la porte,
installation en place ; actuellement à l' abandon
La première enceinte
fortifiée fut érigée vers 1286 autour du noyau
primitif de la ville haute située au sud du château ;
des vestiges du mur et de 3 tours subsistent rue du
Rempart, près du cimetière place de Woerth (tour dite
des Suédois) et rue du Château ; le mur subsiste aussi
en partie rue du Baillage ; une 2e enceinte fut
construite au 14e siècle, au nord de la première et
entoura la ville basse avec l' église et le cimetière ;
il n' en subsiste rien ; tours à signaler
Gare de Reichshoffen-Usines date de 1864, corps central : à étage, en
maçonnerie ; ailes : en rez-de-chaussée, en maçonnerie
Cette ancienne mairie
(actuellement banque du Crédit Mutuel) qui a également
servi d'école et a abrité le corps de garde a été
construite en 1832 ; elle remplaçait une maison commune
érigée en 1741, située rue du château ; les arcades
du rez-de-chaussée correspondent à l' ancien porche
ouvert ; la cloche de 1781 du lanternon (supprimé) est
conservée au musée du fer de Reichshoffen
Maison Blum, construite vers le
milieu du 19e siècle par la famille Blum qui voulait
établir au même emplacement une papeterie dont seules
les fondations furent posées
Recensement à Reichshoffen :
Rue du Ruisseau, ancien
abattoir de 1876 au-dessus de la porte ; inscription sur
la table du pignon : SCHLACHTHAUS
Rue René MORITZ, ancienne
brasserie (dont subsiste la cave) plusieurs fois
remaniée datée 1889, 1890 au-dessus de la porte ;
inscription gravée : ACTIENBRAUEREI REICHSHOFEN ; elle
abrite actuellement l' usine de ressorts et matelas
Tréca
Au lieu-dit Wohlfahrtshoffen, Rue de Jaegerthal, Chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours,
pèlerinage à la Vierge et à
saint Wolfgang ; le choeur gothique voûté d' ogives
daterait du 14e siècle ainsi que la sacristie dont la
porte intérieure est cependant datée 1770 (date de
reconstruction de la sacristie ou de restauration ?) ; la
nef néo-gothique a été reconstruite en 1851, 1852 ;
une inscription en allemand sur la porte extérieure de
la sacristie commémore son agrandissement et
embellissement par le curé Lehmann de Reichshoffen en
1852 ; à côté de la chapelle se situe la maison des
gardiens, construite probablement dans la 2e moitié du
18e siècle ; devant la chapelle croix monumentale datée
1812
1, Rue du Château, le 1er
château construit en 1232 pour le duc de Lorraine fut
confié après 1286 aux comtes d' Ochsenstein ; démoli
en 1769, il comportait une enceinte approximativement
circulaire flanquée de 4 tours rondes ; le château
actuel a été construit pour Jean de Dietrich (1719,
1795) par Joseph Massol, architecte strasbourgeois ; le
gros-oeuvre fut érigé de 1770 à 1771 sous la direction
de Christian Gstyr ; sur la lucarne sud-est se trouvait
avant la guerre l' inscription aujourd' hui disparue :
IFD HANVER 1779 ; vers 1807 Fr. D. A. Mathieu de Favier
supprima le corps de passage qui reliait les communs au
nord ; l' aile est des communs fut démolie par les de
Bussière en 1811, 1812 ; l' aile ouest subsiste en
partie, complètement réaménagée ; le château
gravement endommagé pendant la dernière guerre a été
soigneusement restauré, il sert de siège administratif
à la Société de Dietrich ; l' une des tours de l'
ancien château qui avait subsisté fut reconstruite en
1807 pour servir d' élévateur hydraulique ; en limite
nord du parc sont situés des dépendances agricoles et
une ancienne maison de jardinier sous toit à croupes
figurant déjà sur le plan cadastral napoléonien, vers
1840 ?
Ferme Judenberg, maison datant
probablement du 19e siècle ; lucarne passante rajoutée
au début du 20e siècle ?
Recensement à NEHWILLER :
Au 39, Rue des Vosges, une vieille ferme, logis daté du
18ème siècle ; inscription disparue ou cachée par
l'agrandissement du logis aux dépens de l'étable ;
grange accolée vers la rue datée 1791.
En 1807, les confessions religieuses principales
sont :
Catholiques : 31% (Nehwiller-près-Woerth), 89%
(Reichshoffen)
Luthériens : 55% (Nehwiller-près-Woerth), <1%
(Reichshoffen)
Calvinistes : 3% (Nehwiller-près-Woerth), <1%
(Reichshoffen)
Anabaptistes : 9% (Nehwiller-près-Woerth), 1%
(Reichshoffen)
Juifs : 8% (Reichshoffen)
Evolution de la population :
1792: 238 (Nehwiller-près-Woerth), 2015 (Reichshoffen)
1851: 462 (Nehwiller-près-Woerth), 2737 (Reichshoffen)
1905: 358 (Nehwiller-près-Woerth), 2887 (Reichshoffen)
1936: 279 (Nehwiller-près-Woerth), 3198 (Reichshoffen)
1990: 5092
1999:
5183
Mairie, 8 rue des Cuirassiers, 67110 Reichshoffen Tél. 03 88 80 89 30 - Fax
03 88 80 89 40
Fait partie de
la communauté de communes du Pays de
Niederbronn-les-Bains
Maire : Hubert WALTER
Mairie-Annexe, 1 Rue Alsace 67110 Nehwiller
Tél. 03 88 54 07 46
Bernard MULLER Maire-délégué de
Nehwiller
QUELQUES LIENS POUR REICHSHOFFEN :
Histoire de la ville de
Reichshoffen
Centre culturel (au
rayonnement intercommunal)
Collège Françoise DOLTO
Régie intercommunale
(distributeur d'électricité pour 9434 habitants)


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